Au 1er janvier 2027, la part remboursée par l’Assurance Maladie baisse sur plusieurs postes, ce qui augmente mécaniquement la part à couvrir par les complémentaires santé. Quatre décrets publiés le 22 août 2026 actent ce basculement, en particulier sur le dentaire, les dispositifs médicaux et les transports sanitaires.
Le mouvement n’est pas un détail technique. Il modifie la répartition de la dépense entre la Sécurité sociale, les mutuelles et l’assuré, avec un risque clair, l’augmentation du reste à charge pour les contrats peu protecteurs, et une pression sur les cotisations pour les contrats qui absorbent le choc.
Le calendrier est déjà posé, mais une partie de l’équation reste ouverte, car certains taux effectifs doivent encore être fixés. Autrement dit, la trajectoire est certaine, la facture exacte dépendra des arbitrages de mise en œuvre.
Quatre décrets du 22 août 2026 organisent le basculement au 1er janvier 2027
Le cadre réglementaire a été posé par quatre décrets publiés au Journal officiel le 22 août 2026, qui abaissent la part prise en charge par l’Assurance Maladie sur plusieurs catégories de dépenses, soins dentaires, dispositifs médicaux, transports sanitaires et deux classes de médicaments [2].

Ce mécanisme a une conséquence simple, ce qui n’est plus remboursé par la Sécurité sociale ne disparaît pas, il est soit pris en charge par la complémentaire, soit payé directement par l’assuré. À titre de comparaison, c’est la logique inverse de dispositifs comme le 100 % santé, conçu pour réduire le reste à charge sur des paniers de soins et d’équipements définis, en articulant Sécurité sociale et complémentaire lorsque le contrat est responsable, selon Malakoff Humanis [5].
Sur le chiffrage global, les estimations divergent selon les acteurs. Le gouvernement chiffre le transfert à 1,1 milliard d’euros, quand la Mutualité Française l’évalue entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros [2]. Une autre synthèse évoque un transfert de 1,4 milliard d’euros de remboursements de l’Assurance maladie vers les mutuelles [4].
Dentaire: la prise en charge de l’Assurance Maladie doit reculer en 2027
Le poste dentaire concentre l’attention car il touche des soins courants, donc des volumes élevés. Selon une analyse dédiée, à compter du 1er janvier 2027, la part laissée à la charge de l’assuré augmente sur certains soins dentaires, car l’Assurance Maladie remboursera moins, ce qui renforce mécaniquement le rôle de la mutuelle [1].

Dans la configuration décrite, la prise en charge pourrait passer de 60 % à 50 % de la base de remboursement pour les soins concernés [1]. L’enjeu est immédiat, si la complémentaire compense, l’impact au cabinet peut rester limité, mais si le contrat est minimal ou si des plafonds s’appliquent, le reste à charge remonte.
Les décrets publiés cadrent aussi une nouvelle fourchette de prise en charge sur certains postes, avec un principe, laisser une part plus importante à la charge de l’assuré, selon le taux qui sera fixé par l’UNCAM [3]. Cette mention est centrale, elle signifie que le cadre est acté, mais que le niveau exact dépend d’un réglage ultérieur.
Mutuelles: les effets sur les contrats
Dispositifs médicaux, transports, médicaments: une pression diffuse sur les contrats
Le basculement ne se limite pas au dentaire. Les textes visent aussi des dispositifs médicaux (LPP), des transports sanitaires et deux classes de médicaments [2]. Pour les dispositifs médicaux, une synthèse indique un passage d’un remboursement à 60 % aujourd’hui vers une situation où 40 à 50 % serait laissé à la charge de l’assuré, selon le taux que fixera l’UNCAM [3].
Ce type de déplacement a un effet structurel sur les complémentaires. Quand le panier remboursé par la Sécurité sociale se rétracte, les contrats qui promettent de couvrir le ticket modérateur ou d’aller au-delà doivent financer davantage, soit par une hausse de cotisation, soit par des ajustements de garanties, soit par des mécanismes de réseau et de gestion. Reste que, pour l’assuré, la différence se voit surtout dans deux situations, au moment de la dépense si la couverture est insuffisante, ou dans la cotisation si la complémentaire absorbe la baisse.
Le sujet des transports sanitaires illustre aussi un point souvent sous-estimé, la dépense est moins visible que l’optique ou le dentaire, mais elle peut être fréquente pour certains profils, maladies chroniques, hospitalisations, suivi lourd. Une baisse du remboursement public peut donc se traduire par une pression accrue sur les contrats qui couvrent ces postes.
Cotisations: pourquoi le transfert peut remonter dans les tarifs en 2027
Le transfert de charge vers les complémentaires ouvre une question budgétaire directe. Une veille réglementaire indique que, pour les assurés disposant d’une mutuelle couvrant le ticket modérateur, l’effet peut se matérialiser davantage dans la cotisation que au guichet, avec des projections de hausse de +4 à +10 % en 2027, et des niveaux pouvant aller jusqu’à +15 % sur certains contrats individuels [2].
La même source avance trois facteurs qui se cumulent, les transferts de charges au 1er janvier 2027, un rattrapage lié à un gel des tarifs en 2026 évoqué dans le débat sur la LFSS 2026, et l’éventuelle reconduction d’une contribution exceptionnelle de 2,05 % sur les cotisations [2].
Le signal est aussi formulé plus prudemment côté analyses grand public, si les complémentaires doivent rembourser davantage, elles peuvent être tentées de répercuter une partie de ce coût sur leurs cotisations, sans que toutes les mutuelles n’augmentent au même rythme [1]. À titre de comparaison, le marché de la complémentaire santé est déjà segmenté, contrats collectifs d’entreprise, contrats individuels, niveaux de garanties, profils d’âge, et la répercussion d’un choc réglementaire se diffuse rarement de façon uniforme.
Un point de méthode compte pour 2027, certains acteurs soulignent qu’ aucun assureur ne peut le chiffrer tant que l’UNCAM n’a pas fixé les taux effectifs [3]. Autrement dit, les ordres de grandeur circulent, mais le passage à l’euro près dépendra du calibrage final, poste par poste, et des choix de chaque organisme complémentaire.
Reste à charge: le risque se concentre sur les couvertures minimales
Le basculement de remboursement ne pèse pas de la même façon sur tous les assurés. Une grille de lecture utile consiste à distinguer ceux dont la complémentaire absorbe la baisse, et ceux qui se retrouvent avec un reste à charge plus élevé. La veille réglementaire évoque 7 millions de personnes selon la presse spécialisée qui, sans mutuelle ou avec un panier minimal, paieraient directement davantage sur plusieurs postes [2].
Le mécanisme est cohérent avec la définition du reste à charge, la part qui demeure après remboursement de la Sécurité sociale et, si elle existe, de la complémentaire, comme le rappelle Malakoff Humanis [5]. Quand la première baisse, la seconde devient l’amortisseur naturel. Si elle n’est pas là, ou si elle est trop faible, l’assuré encaisse.
Ce point renvoie à l’architecture des contrats. Les complémentaires dites responsables donnent accès au 100 % santé sur des paniers définis, mais tous les soins ne relèvent pas de ces paniers, et les décrets de 2026 portent sur des catégories plus larges que les seuls équipements à reste à charge zéro [5]. De là une tension, maintenir une protection élevée sur des postes du quotidien sans faire exploser la cotisation, un arbitrage que les mutuelles et assureurs devront rendre visible dans leurs offres 2027.
Dans les mois qui précèdent l’entrée en vigueur, le sujet sera aussi celui de la lisibilité. Entre base de remboursement, ticket modérateur, niveaux de garantie, et éventuels plafonds, l’assuré peut croire être bien couvert et découvrir une zone grise sur un acte précis. Or, le mouvement de 2027 augmente la probabilité de ces écarts, parce qu’il déplace la frontière entre public et complémentaire.
Remboursements 2027: ce qui change
- Quatre décrets publiés le 22 août 2026 abaissent des remboursements à partir du 1er janvier 2027.
- Les textes visent le dentaire, les dispositifs médicaux, les transports sanitaires et deux classes de médicaments.
- Le gouvernement chiffre le transfert à 1,1 milliard d’euros, la Mutualité Française à 1,5-1,7 milliard.
- Sur certains soins dentaires, une analyse évoque un passage de 60 % à 50 % de la base de remboursement.
- Les taux effectifs dépendent encore de décisions de l’UNCAM selon une synthèse spécialisée.
Cet article a été rédigé avec l' assistance de l' intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.
Sources
- Déremboursement des soins dentaires en 2027 : quelles conséquences pour votre mutuelle et vos remboursements ?
- Remboursements 2027 : dentaire, optique, transports, médicaments — ce qui bascule vers votre mutuelle au 1er janvier
- Remboursements santé 2027 : les 4 décrets sont publiés
- Remboursement : pourquoi votre mutuelle devra payer …
- La réforme 100 % santé, des soins pour tous et un reste à charge 0 | Malakoff Humanis



